| Hommage à John Cage aux Bouffes-du-Nord | |
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Au théâtre des Bouffes-du-Nord à Paris, Wilhem Latchoumia a concocté le plus surprenant des hommages à John Cage, à l’occasion du 20e anniversaire de la disparition du minimaliste américain. Pour cette soirée ponctuée d’interviews pleines de malice du maître américain, il a demandé à sept compositeurs d’écrire une pièce pour l’instrument préféré de Cage : le piano préparé. Vis, boulons, écrous, gommes placés dans les cordes, tout est bon pour bousculer et “indéterminer” la sonorité traditionnelle du piano. Si des compositeurs comme Oscar Bianchi et Alex Mincek choisissent une écriture plus habituellement pianistique, d’autres osent prendre le contre-pied, comme Pierre Jodlowski qui réussit avec Série C, une somptueuse pièce pour piano et électronique qu’on dirait tout droit sortie d’un film de David Lynch, tandis que d’autres compositeurs se hissent à la hauteur du modèle cagien, notamment l’Italien Francisco Filidéi et sa délicieuse Filastrocca giardina et le Français Gérard Pesson dans son très virtuose Cage in my car. Maître d’œuvre de la soirée, Wilhem Latchoumia embrase la scène : il joue des mains, des bras, des coudes, claque des doigts et de la langue, et si la soirée est inégale (c’est le propre d’un spectacle comptant sept créations), le pianiste y injecte humour, diversité et, bien sûr, la virtuosité indispensable pour maîtriser un instrument aussi imprévisible. Laurent Vilarem |
La Lettre du Musicien n°408 (Octobre 2011) |
26 septembre 2011 |
| Hommage à John Cage (Théâtre des Bouffes du Nord - Paris) | |
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Pour fêter (un peu en avance) le 100e anniversaire de la naissance de John Cage et le 20e anniversaire de son décès (2012), le pianiste lyonnais Wilhem Latchoumia rend hommage à ce géant américain à sa manière : il a demandé à sept compositeurs d’écrire une œuvre de 5 à 7 minutes avec le même piano préparé que Daughters of the Lonesome Isle de Cage. Ce projet hautement original venait d’être créé le 24 septembre, deux jours avant le concert parisien, à la Fondation Royaumont. Le concert se déroule comme une variation : d’abord l’œuvre de Cage comme « thème », puis des pièces composées pour l’occasion. Ces « variations » sont de styles, de résonances et de conceptions bien différents, comme le dit le pianiste : « chacun [chaque compositeur] est réellement resté dans son style propre et s’est approprié l’instrument en faisant la part des choses ». Concrètement, on entend des claquements de doigts et de langue, des glissandos jouant aussi avec des bruits du clavier (Piano guiro) ; des accords « serrés » joués sur la paume des mains, des jeux entre les tessitures extrêmes, non préparées, et celle médiane, préparée, avec des cellules musicales de plus en plus développées (Filastrocca girardina) ; des résonances harmoniques – si on peut parler d’harmonique sur un piano préparé – à l’aide de la pédale du milieu (Pendulum VIII) ; des sons et des bruits enregistrés (Série « C ») ; des tapes et glissements de main appuyés sur la caisse de résonance… En guise d’entracte, des projections extraites du film John Cage : From zero, où ce dernier livre, un chronomètre à la main, ses pensées sous forme d’aphorisme en moins d’une minute, ainsi que deux Radio music, consistant à allumer un certain nombre de chaînes de radio au hasard, ce qui constitue en somme une sorte de musique aléatoire. La suite pour Toy Piano, sur un tout petit piano jouet, apaise l’oreille avec sa sonorité enfantine. Avec une étonnante dextérité fluide et un sens très aigu du rythme, Wilhem Latchoumia, dont le répertoire contient un grand nombre de musiques d’aujourd’hui, fait montre d’une surprenante souplesse dans l’interprétation, permettant aux auditeurs d’apprécier pleinement la musique actuelle. Son exécution est empreinte d’un certain humour, faisant écho aux propos et sourires espiègles de Cage dans le film. victoria Okada |
ResMusica |
29 Septembre 2011 |
| Musicales de Mortagne (3) : Du soleil dans le piano | |
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De la grange d’un manoir à une église historique, le piano ensoleillé de Wilhem Latchoumia ... ...Formé au Conservatoire national supérieur de Lyon, élève notamment d’Éric Heidsieck, Wilhem Latchoumia est de ces pianistes qui pratiquent avec le même enthousiasme tous les styles de musique, y compris la plus avancée, comme celle de John Cage par exemple. Très belle technique généreusement structurée sur un rapport en profondeur avec le clavier et animée par une grande habileté digitale, sonorité riche et ample mise en valeur par la belle acoustique de cette grange aux étonnantes proportions, il manifeste un évident plaisir à commenter ce qu’il joue avant de s’y lancer avec enthousiasme. Villa-Lobos, Jorge Martínez, compositeur uruguayen mort assassiné en 2003, Alberto Ginastera, mais aussi des musiques plus anciennes, comme celles de Mateo Albéniz prêtre et auteur de pièces pour clavecin et pianoforte mort en 1831 à ne pas confondre avec Isaac Albéniz et de Padre Soler, constituent un programme varié, souvent étincelant de virtuosité, toujours haut en couleurs, débordant de vie et de rythmes. Le beau tempérament de cet artiste s’exprime avec une verve et un engagement très appréciés, apportant, tout comme le concert de Sonia Wieder-Atherton, des instants d’une intéressante diversité dans la programmation du festival. Gérard MANNONI |
Altamusica |
17 Juillet 2011 |
| Des débuts prometteurs pour les Amis de Saint-Savinien | |
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Quelques incursions au XVIII e siècle (Matteo Albeniz, Padre Antonio Soler), mais surtout une musique du XX e siècle : Ginastera, Villa-Lobos. Certes, Villa-Lobos est assez connu, par ses Bachianas Brasileiras surtout, mais cette musique était une découverte, sans nul doute, pour la plus grande partie du public. oeuvres d'inspiration variées, les pièces de Villa-Lobos pouvaient se référer à un monde enfantin (« Poupées de bébé »), à une inspiration presque folklorique, en tout cas la musique sud-américaine telle qu'on l'imagine (Tristorosa), ou s'avérer plus modernes (le Ciclo Brasileiro). Wilhem Latchoumia, outre sa rigueur, a montré toute sa sensibilité à fleur de peau. La douceur du toucher notamment était extraordinaire. Les danses argentines de Ginastera, fortement structurées et endiablées, lui ont permis de donner la mesure de sa virtuosité. |
La Nouvelle République |
Le 24 Mai 2011 |
| At National Gallery, piano program from Wilhem Latchoumia befitting Gauguin | |
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Latchoumia is a perfect match for this music. Along with some strong-armed fortes, he skimmed over the keys in Debussy's "Reflets" (from "Images," Book I) and "Six Epigraphes antiques" with a touch as lightly brushed as Claude Monet's hazy views of Reims cathedral. The effect was further muted by his consistent use of the pedals. Pliant wrist action, supple phrases etched with finesse and unflagging mobility over the keyboard's expanse, underscored his sense of delicacy. Works by the Brazilian Heitor Villa-Lobos, Paraguayan Jorge "Lobito" Martinez and Cuban Ignacio Cervantes underscored the fusion of cultures in Latin America - its mixture of indigenous, Iberian and African musical legacies, most prominent in the works' rhythmic styles. ad_icon Here Latchoumia's firm sense of control and intense concentration came into play in keen characterizations of visual subject matter, such as the ethnically diverse dolls - some wistful, some mischievous - of Villa-Lobos' "Prole do bebe" (Set 1). C. Porter |
The Washington Post |
Jeudi 3 Mars 2011 |
| Wilhem Latchoumia en récital à l’Opéra Comique - Un simplicité émerveillée | |
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Devant le piano à queue ou le toy piano qui l’accompagne souvent dans ses concerts, Wilhem Latchoumia frappe par l’émerveillement qui le caractérise continûment face à la musique. Depuis qu’on a découvert cet artiste (né en 1974) au moment de sa victoire au Concours de Piano XXe siècle d’Orléans en 2006, les occasions n’ont pas manqué d’apprécier son jeu tout à la fois virtuose, intelligent, coloré et sensuel et son goût pour des programmes hors des sentiers battus. L’ancien élève d’Eric Heidsieck et de Gery Moutier au CNSM de Lyon est de ceux qui savent proposer, sans démagogie aucune, une conception nouvelle du récital de piano – domaine de la musique classique où un petit coup de plumeau n’est pas forcément malvenu. Des extraits des Pièces pour piano op. 95, 97 et 102 que Prokofiev a tirées du ballet iCendrillon forment la colonne vertébrale d’un original programme intitulé « Un bal russe », où Latchoumia a en outre inclus des pages de HeitorVilla-Lobos (la musique latino-américaine est une terre d’élection du pianiste), Gérard Pesson, Stephen Montague et Henry Cowell. Qu’on aime ce Prokofiev plein de poésie et de caractère, d’une impeccable précision rythmique, mais débarrassé de tout le tranchant soviétique qui l’a souvent plombé. Les mains immenses de Latchoumia dansent sur le clavier, éveillent les timbres et épinglent l’atmosphère exacte - en un clin d’œil ! Aux confins du silence, les deux pièces de Gérard Pesson (le funèbre O Hand for Orlando !- à la mémoire de Dominique Troncin - et La Lumière n’a pas de bras pour nous porter) forment une oasis de rêve, un espace d’apesanteur au sein de chacune des parties du récital. Dans l’infinitésimal, elles démontrent que Latchoumia aime la musique certes, mais aussi – chose bien plus rare qu’on ne l’imagine chez les interprètes… – la matière sonore (La Lumière n’est que frottement des touches muettes par les doigts ; étrange bruissement juste « tacheté » de quelques notes). Quant à cet Almost Lullaby de Montague pour piano-jouet, ces Fairy Bells de Cowell (avec cordes pincées par la main droite) ou encore cette jolie page (pour piano-jouet) de Philippe Régana donnée en second bis, en entendant Latchoumia les jouer avec une simplicité émerveillée on se dit que cet interprète est rudement bien armé contre la routine et la grisâtrerie blasée qui affectent certains parfois bien tôt … A. Cochard |
Concert Classic.com |
29 Janvier 2011 |
| Interpretaciones Notables | |
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...Sin duda, lo mejor de la noche no estuvo en las obras sino en las interpretaciones. La gran revelación fue el francés Vilhem Latchoumia, el pianista que a cargo de la parte solista en la invención bernsteiniana. Es difícil imaginar que exista un intérprete mejor para esa partitura. En el pianismo de Latchoumia se condensan sutileza y apasionamiento, dos rasgos que son la espina dorsal de la música de Bernstein. La sintonía de Latchoumia con esa música es total, sus intervenciones en el diálogo con la orquesta suenan improvisadas de un modo tal que lo que podría escucharse en el scherzo jazzero de Máscara como la irrupción de un lenguaje popular dentro de una partitura de tono académico se oye como la necesaria culminación de esa atmósfera libre. Latchoumia agradeció los aplausos con una delicadísima e impecablemente coloreada versión del Bailecito de Guastavino... S. De La Fuente |
Clarin (Buenos Aires) |
16 octobre 2010 |
| Quand les jeunes talents imposent leur maturité de pensée | |
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...Latchoumia s'est très vite imposé par une pratique intensive de la musique contemporaine : on se risque volontiers à prédire qu'il porte en lui la capacité d'en renouveler l'interprétation. Doté de moyens phénoménaux, il assimile, intègre, revivifie des langages qui, aux yeux des contemporains d'une effervescente éclosion, dérangent par leur impact novateur, mais, entre les mains de la génération puînée, prennent leur place naturelle dans l'histoire. On regrette, à ce propos, que certains jeunes artistes, privés de la culture et de la clairvoyance nécessaires, se laissent « balader » au gré des modes ambiantes ; or les modes ont pour sort inéluctable de se démoder très vite ! Est-ce l'apprentissage de la musicologie ? Toujours est-il que Wilhem Latchoumia projette un regard large et pénétrant sur les audaces de la création des ces dernières décennies. Il les entraîne dans une farandole festive où son intuition métissée convie au premier plan des visages inattendus. Il n'est que de voir son corps, au piano, s'animer souplement, mû par un rythme chaloupé semblant une résurgence de ses racines caraïbes (donc africaines...). Sous ses doigts, la Mysterious Adventure pour piano préparé (1945) de John Cage sonne avec une vie évocatrice de percussions africaines et débarrassée de l'aridité intellectuelle inhérente à la pose soi-disant avant-gardiste. Lorsque le piano redevient libéré de ses clous, gommes et autres accessoires, on goûte le beau son, riche de nuances poétiques, de Wilhem Latchoumia. Le folklore d'Europe centrale, recueilli par Bartók, trouve des accents communs – les « universaux » de l'inconscient collectif des peuples se reliant dans la chaîne de leur expression séculaire – avec ce qui constitue l'essence la plus profonde du jazz. En ce sens, un tel programme invite à en méditer quelques enseignements... S. Falcinelli |
L\'éducation musicale n°40 juin 2010 |
Juin 2010 |
| Royaumont 2009 | |
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...On retient ensuite de Trame 4 la formidable prestation du jeune pianiste Wilhem Latchoumia, qui s’empare avec énergie autant que musicalité de sa très volubile et virtuose partie. Son charisme est tel qu’on en oublierait presque ses partenaires, du moins jusqu’à l’explosion finale du morceau, d’une puissance telle qu’il nous a semblé voir trembler les augustes voûtes de l’abbaye… Etiennes Comes |
ResMusica |
5 octobre 2009 |
| GRANDS PRIX "PIANO D'ORLEANS" | |
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...Latchoumia enchaînait avec les deux pièces de Heitor Villa-Lobos extraites de Ciclo brasileiro qu’il vient de graver chez Sony : une écriture généreuse et pleine de soleil coulant très aisément sous ses doigts et qu’il gorge d’énergie juvénile : du panache et de l’élégance ! Michèle Tosi |
ResMusica |
19 mars 2009 |
| A la Roque-d'Anthéron, le piano aux extèmes | |
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...Eine kleine Mitternachtmusik (G. Crumb)...Latchoumia sait bien intégrer ces situations inhabituelles à un jeu traditionnel qui relie Debussy et le jazz de Thelonius Monk. Sa capacité à se glisser entre les différents espaces d'une musique se double de l'aptitude à lire entre les lignes d'une partition. Il livre, ainsi, la fantaisie nocturne de Crumb avec une évidence qui sera aussi l'apanage du legs testamentaire de Liszt(Nuages gris, Funérailles) et des envolées festives de Villa-Lobos Ciclo Brasileiro).... Pierre Gervasoni |
Le Monde |
jeudi 23 Août 2007 |
| C'est le pianiste à suivre | |
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... cet artiste dégage une aisance tel qu'on sent aussitôt qu'il est né pour jouer du piano. son Beethoven swingue tout en étant parfaitement construit. Dans Liszt, il chante de manière muette, comme si un opéra entier vivait à l'interieur de lui. Puis arrive Wagner, et le fameux "Chant d'amour" de "Tristan et Isolde" n'a rien de platonique ou d'éthéré sous ses doigts passionnés. Le sommet est atteint avec "Archipel IV", d'André Boucourechliev. Une oeuvre contemporaine réputée difficile, mais que le pianiste nous fait dévorer comme un roman policier... Il donne à son jeu une énergie très physique, qui se transmet au public aussi sûrement qu'une décharge d'adrénaline... O. Bellamy |
Le Parisien |
Dimanche 19 Août 2007 |
| La sérénité communicative d'un immense pianiste | |
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Wilhem’toys pianos ...le Festival des Nuits d’été, invite « l’homme aux pianos déjantés ». Droits ou à queue, ils n’en avaient que la forme, mais, ni la taille ni la sonorité. Du tout petit (40 centimètres peut-être) au grand de concert, piano préparé (objets métalliques et de différentes matières déposés sur les cordes), leurs sonorités déglinguées, mêlées parfois aux sonorités triturées (souvent sons harmoniques) de la guitare, des alti, du violon ou des jouets de la célèbre symphonie et objets divers servant de percussions, nous ont entraînés, une bonne heure, dans l’univers inconnu d’un véritable conte de fée. Dès l’apparition du maître du jeu, jeune homme simple aux longs bras prolongés de longues mains le long d’un corps d’une expressivité prémonitoire, la partie était gagnée. Wilhem Latchoumia décuple une force de pensée communicative qui ne laisse personne indifférent, surtout pas ses partenaires, quasiment hypnotisés par cette force intérieure, qui se sont donnés tout entier aux exigences de leur maître. Les œuvres étaient d’une grande difficulté technique. Wilhem Latchoumia s’en est joué avec une facilité déconcertante, une décontraction, une dextérité et une musicalité absolument éblouissantes. Nous pensons particulièrement à ce moment de virtuosité, où, la main droite jouait sur un tout petit piano pendant que la main gauche jouait sur le grand piano de concert. C’était magnifique et cela témoignait, s’il en est besoin, de la grande force de pensée organisée, structurée et infaillible de cet homme hors du commun. Et puis, un autre grand moment , très émouvant, de cette soirée d’exception : la participation de huit fillettes âgées de 8 à 10 ans, « pianistes en herbe », indique la notice, que Wilhem Latchoumia, a prises sous son aile, leur apportant sa confiance totale par le regard et le geste, les rassurant ainsi dans leur belles interventions. Elles ont improvisé, mais pas n’importe comment, pas comme cela se fait très souvent par ailleurs, pour suivre une mode surfaite. Elles ont improvisé dans le respect d’un texte mouvant et changeant suivant l’humeur du moment de leur maître ou de leur petite camarade désignée pour chef. Plusieurs feuilles de papiers transparents, accolées, superposées, dispersées d’une manière chaque fois différente, leurs ont permis de jouer une musique ordonnée et diversifiée. Elles l’ont interprétée sur des instruments-jouets : piano minuscule, canard couineur, sifflets, objets divers et imprévisibles, et cela était d’une grande beauté. La concentration de ces enfants, sous l’œil attentif de leur professeur d’un soir, a été remarquable et a montré à quel point cette intervention musicale pédagogique peut enrichir et faire progresser considérablement l’élève, devant un tel exercice artistique : déchiffrer la partition (analyser) et la jouer simultanément (synthétiser), exemple suprême devant lequel les enseignants devraient méditer. Wilhem Latchoumia est non seulement un immense pianiste de grand talent, c’est aussi, avant tout, un grand homme dont l’humain reflète sa merveilleuse et passionnante personnalité. Il est au sommet du firmament et dépasse de loin, beaucoup des plus grands. Sa carrière, déjà prometteuse, mérite toute notre attention. Hervé GALLIEN |
www.Chambé-Aix.com |
08 Août 2007 |
| Un nom à retenir | |
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Retenez bien le nom du lauréat 2006 du concours international de piano d’Orléans : Wilhem Latchoumia. Après son récital salle Cortot en mars dernier, ce jeune pianiste français étonne une nouvelle fois par la félinité de son jeu, tout de force et de grâce mêlées, dans un beau concerto de la compositrice coréenne Unsuk Chin. Un jeu urgent et bondissant Le contraste est saisissant dès l'apparition de Wilhem Latchoumia. Ce pianiste français de 32 ans occupe l’espace de la scène. Et c'est son jeu urgent, bondissant – il ondule des épaules comme un chat ou un boxeur qui esquiverait brillamment les chausse-trappes que la compositrice Unsuk Chin a glissées dans sa partition – qui enflamme le public. Car Latchoumia est un pianiste extrêmement virtuose : il se joue d'un concerto qui dénote certes l'influence de Ligeti, celui des années 1970, des montres et des nuages, mais qui met en lumière « la vitalité, l'énergie, le caractère enjoué » du piano. L'Orchestre national de Lille y retrouve cohésion et panache : le propre des grands artistes n'est-il pas de transcender ses partenaires ? Dans deux bis, un merveilleux Polichinelle de Villa-Lobos et une pièce de l'argentin Guastavino d'une grâce enveloppante, on retrouve le jeu puissant, rond, lumineux et fragile d’un pianiste à suivre. Laurent VILAREM |
Altamusica |
18 Avril 2007 |
| Le souffle Latchoumia | |
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le Concours 2006 a été capable de révéler un artiste de grande classe : Wilhem Latchoumia. Premier Prix 2006, le pianiste lyonnais, a le privilège d’interpréter la création française du Concerto pour piano de la Coréenne Unsuk Chin. Une partition touffue, surabondante mais que l’artiste défend avec engagement, gourmandise et une palette de timbres très large. « Cette composition reflète les influences de chaque époque de la littérature pianistique de Scarlatti à aujourd’hui, explique l’auteur. Je voulais mettre en évidence les multiples aspects du piano, tout particulièrement la vitalité, l’énergie, la virtuosité, en un mot son caractère enjoué. » Message reçu 5 sur 5 par un pianiste qui signe une interprétation vivante et ludique aux côtés d’un orchestre complice, mené avec sobriété et précision par Jean Deroyer. Après ce foisonnement de couleurs venue d’Asie, le pianiste lance deux clins d’œil à l’Amérique latine au moment des bis avec O Polichinelo de la 1ère Suite du A Prole do Bebê de Villa-Lobos – une musique qui lui va comme un gant ! – et le tendre et sensuel Bailecito de Guastavino. On ne résiste pas au souffle du charismatique Latchoumia. A sa poésie non plus ! Alain Cochard |
Concertclassic |
12 Avril 2007 |
| Le Concours International de piano d'Orléans révèle des talents | |
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Wilhem Latchoumia a été le premier français à en être vainceur L'aisance féline de Latchoumia, subtil alliage de relâchement ludique et de précision percutante, a valu à Jodlowski de séduire avec le mêm naturel que Granados, joué au début du récital. Au tour de la Coréenne Unsuk Chin de bénéficier, jeudi 12 Avril, à Orléans, des atouts de Wilhem Latchoumia pour la création française de son concerto pour piano. Pierre Gervasoni |
Le Monde |
12 Avril 2007 |
| Festival des jeunes talents | |
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...le subtil pianiste lyonnais d'origine antillaise Wilhem Latchoumia développa un toucher d'une grande agilité, une expression librement détendu et une sensibilité finement poétique, au travers d'une sonate d'Albeniz joliement colorée, puis d'un des Goyescas de Granados, d'une approche inspirée et d'un charme tout ibérique. Très en phase avec le piano contemporain, on l'attendait dans ces pièces de George Crumb dont "Ein klein Mitternachtmusik créant une atmosphère particulière et insolite. W.L. s'est délecté de ces agrégations abyssales, de ces résonances rares comme émanant d'un grand-queue hanté. Villa-Lobos est aussi son terrain préféré. Les quatres pièces de son "Ciclo Brasileiro" de 1936 confirmaient les affinités du pianiste avec le caractère idiomatique et profondément brésilien du compositeur, ses rythmes souplement accusés et sa vision finement romantique. Son bis, un "polichinello" à la virtuosité descriptive, achevèrent de convaincre l'auditoire en présence de cet artiste d'avenir Georges MASSON |
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mars 2007 |
| Lauréats de concours d'Orléans, salle Cortot | |
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Le lauréat de l'édition 2006, Wilhem Latchoumia, continua la soirée avec un volubile et fluide "El amor y la muerte" de Granados avant de finir avec deux pièces de Pierre Jodlowski, "Série Blanche", puis "Thriller" pour piano et dispositif électroacoustique. Il a offert une interprétation incroyable d'aisance, de précision et de maîtrise rythmique, Latchoumia semble ignorer les écueils techniques les plus ardus pour ne donner que le meilleur de la musique qu'il hisse à un vrai niveau d'excellence. Sylvia Avrand-Margot |
La Lettre du Musicien |
9 Mars 2007 |
| Avis de Télérama | |
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Il y a quelques mois, en effet, lors du concours Piano XXe siècle d'Orléans, nous avons découvert Wilhem Latchoumia, un jeune pianiste éblouissant : élégance dramaturgique, palette sonore variée, toucher souple et franc. |
TELERAMA |
Novembre 2006 |
| Energie | |
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...plus mûr et plus expérimenté, Wilhem Latchoumia...Reflets dans l’eau puis La Soirée dans Grenade, respectivement extraits de la Première série (1905) des Images et des Estampes (1903).Son Debussy est solide et mat, ni alangui ni cotonneux, inhabituellement physique, mettant particulièrement en valeur les carrures de la première pièce ainsi que le rythme obsédant de la seconde. les Trois pièces (1933), concises et tardives, de Roussel. C’est ici une véritable fête: non seulement l’occasion d’entendre la musique de piano du compositeur français est bien trop rare, mais Wilhem Latchoumia, auquel la robuste santé de la partition convient parfaitement, y met une gourmandise et une aisance particulièrement réjouissantes. El Amor y la Muerte, extrait des Goyescas (1911) de Granados. Puissant et véhément, il laisse toutefois s’épanouir le chant sans le moindre artifice: voilà un artiste que l’on aura plaisir à retrouver dans le grand répertoire romantique, de Liszt à Rachmaninov en passant par Brahms. Avec un aplomb formidable, Wilhem Latchoumia conclut par le redoutable Ciclo brasileiro (1937) de Villa-Lobos, dont la générosité et l’énergie lui vont comme un gant. Que ce soit le caractère symphonique des Impressões sereisteras ou le feu d’artifice de rythmes et de couleurs de Festa no sertão, le lyrisme de Plantio do caboclo ou la rudesse de la Dança do Indio branco, rien ne semble devoir effrayer le tempérament athlétique du jeune pianiste, qui offre un bis plus apaisé mais aussi recherché que le reste de son programme: Bailecito (1940) de l’Argentin Carlos Guastavino Simon Corley |
Concertonet.com |
Novembre 2006 |
| Haut les mains | |
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Quel test révélateur et redoutable qu’une œuvre de musique de chambre !.. seul Latchoumia se comporte en vrai chambriste, sa sonorité magnifique s’unissant à merveille à celle de ses partenaires dans un interprétation stylistiquement remarquable… Mais c’est une fois de plus Latchoumia qui, haut la main, fait la différence en osant avec jubilation les contrastes violents de la partition (Jodlowski). Logiquement et sans l’ombre d’une contestation, Latchoumia décroche donc le premier prix d’un concours où les jurés, une fois de plus, ont su distingués une vrai personnalité. A. Cochard |
DIAPASON |
Avril 2006(N°535) |
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"Le quatuor exigeait des qualités de chambriste accompli, mais aussi une maîtrise de l’ espressivo…alors même que Jodlowski mettait à l’épreuve la réactivité dynamique aux impulsions de l’électronique et la mise en place de l’imaginaire. Autant de qualités que possède le Français Wilhem Latchoumia, tout de souplesse, de beauté sonore et de fibre chambriste dans le Hindemith, fulgurant et inventif dans le Jodlowski." Y. Tep |
LA LETTRE DU MUSICIEN |
Mars 2006 (N° 324) |
| Le meilleur du piano contemporain | |
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Pour sa septième édition, le Concours International de piano d’Orléans à distingué, mardi 7 février, le talentueux Wilhem Latchoumia. Un choix fondé sur l’extrême diversité de la palette de son jeu et sons sens incroyable du rythme… un parcours qui lui a permis de développer ce toucher vraiment singulier, tout à la fois vif et juste…Deux ouvrages donc, complètement différents l’un de l’autre, qui avaient bien sur pour objectif de solliciter la virtuosité des pianistes mais aussi leur intelligence musicale et leur capacité d’empathie. J-A Nielsberg |
L HUMANITE |
11 Février 2006 |
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"Le français Wilhem Latchoumia étaient en synergie parfaite avec le groupe pour valoriser l’écriture polyphonique et faire circuler la mélodie de timbres…, les trois autres pianistes furent excellents « acteurs » dans ce « thriller » déjanté mais c’est sans conteste Wilhem Latchoumia qui en fut la vedette avec une énergie, un sens de la répartie et une digitalité prodigieuse qui séduit le public, mais aussi le jury." |
RESMUSICA |
9 Février 2006 |
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A 31 ans, le pianiste lyonnais est devenu le premier Français à se placer en tête de cette compétition biennale…Lors de la finale, Wilhem Latchoumia s’est distingué par un jeu fluide et la richesse de sa sonorité dans le redoutable « Quatuor pour piano, violon, violoncelle et clarinette » de l’allemand Paul Hindemith, où il s’es révélé être un chambriste beaucoup plus attentif à ses partenaires que ses concurrents. Le lauréat a ensuite développé son approche tellurique, pleine de reliefs, de « Série Noire (Thriller) » du Français Pierre Jodlowski ( né en 1971), une pièce donnée en création mondiale, dans laquelle il a livré un vrai combat avec le dispositif électroacoustique… AFP – B. FAUCHET |
LA SCENE |
9 Février 2006 |
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Test redoutable et o combien révélateur dans une finale q’un ouvrage de musique de chambre tel que le Quatuor de Hindemith !…Wilhem Latchoumia surclasse aisément ses rivaux. Enfin de la musique de chambre, a-t-on envie de s’exclamer en l’entendant dans Hindemith…. Vigueur, souffle, naturel, virilité du propos : Latchoumia s’engage totalement et parvient, avec ses partenaires, à un résultat magnifique. Nous ne sommes plus dans un concours, mais au concert ! Quelle réussite aussi dans l’ouvrage de Jodlowski ! L’interprète assume la dimension spectaculaire de l’ouvrage. La beauté et la plénitude de sa sonorité l’autorisent à toujours respecter (il est le seul à y être parvenu !) sans jamais « taper ». A. Cochard |
CONCERTCLASSIC.COM |
7 Février 2006 |
| LES SINGULIERS. Un apéritif-concert sur la musique d'Edgar Varèse | |
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Peut-être n'a-t-il pas mieux mérité ce qualificatif de « singulier » ce festival, qu'avec la soirée que proposait le Théâtre mardi soir. Un apéritif-concert autour de la musique de Varèse… Puis vient Wilhem Latchoumia, interprétant au piano, une « réduction » due au compositeur espagnol, José Manuel Lopez. Il envoûte, il est magicien. L'appétit gagne le public… |
JOURNAL DE SAONE ET LOIRE |
29 Novembre 2001 |
| Les Musicades de Lyon | |
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Un jeu puissant qui sait allier poésie humour et virtuosité a soulevé d'enthousiasme le public qui a obtenue grâce à ses longs et fournis applaudissements deux bis, Polichinelle de Villa-Lobos et Bailecito de l'argentin Guastavino M.C. |
LA REPUBLIQUE DU CENTRE |
16 Mai 2005 |
| Les Musicades de Lyon | |
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… On a assisté au miracle d’un sextuor très international (Castellon, Sauzeau, Contzen, Talich, Rosefield, Latchoumia) pour le somptueux hommage de Hanns Eisler à Schöenberg, Quatorze manières de décrire la pluie, en accompagnement du film muet Pluie de Joris Ivens (1929). Une rencontre inimaginable sans l’exceptionnelle qualité d’écoute mutuelle entre les musiciens…(17 au 23 mars 2005). |
LA LETTRE DU MUSICIEN |
(n° 311) |
| Jeunes talents et premières armes aux Invalides | |
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… Wilhem Latchoumia s’associa ensuite à la pianiste ( Florence Boissolle) pour Six pièces op.11 de Rachmaninov pour piano à quatre mains. On eut déjà une idée de l’ampleur du son qu’il devait déployer par la suite dans l’humoristique Sonatine pour Yvette de Montsalvatge et quatre pièces prétendument faciles de Villa-Lobos. Les musiciens proposèrent plusieurs associations à géométrie variable, mais Latchoumia embrasa vraiment la scène ce soir-là par son grand détachement vis-à-vis de la technique. Il offrit une musique imagée, vivante. Du très beau piano. ( 25 mars 2005). Sylvia Avrand-Margot |
LA LETTRE DU MUSICIEN |
(n° 311) |
| A l'Auditorium du Conservatoire «Enfantillages» plein d'humour | |
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Le public est venu apprécier et se divertir. Dès que le pianiste Wilhem Latchoumia entre sur scène, le ton est donné, l'humour fera partie du spectacle, ce qui n'ôtera rien à la qualité, bien au contraire… Le titre du spectacle «Enfantillages» n'était pas usurpé avec des artistes complices, des jeux de mots dans différentes langues, des onomatopées, des jeux de mains sur des pianos de toutes tailles, du piano à queue au piano «jouet» minuscule et une boite à musique pour souhaiter «bonne nuit» à tous les spectateurs enchantés. J.Durand |
JOURNAL DE SAONE ET LOIRE |
6 Décembre 2004 |
| Polyphonia. Une saison de concerts pour les amateurs | |
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Les mélomanes étaient au rendez-vous dimanche après-midi à l'auditorium de l'Alto pour le premier concert de la saison organisé par l'association Polyphonia. L'auditoire s'est laissé charmer par l'interprétation pianistique de haute volée de Wilhem Latchoumia dans un répertoire de musique française et espagnole composée à Paris au début du XXe siècle. Au fil du récital, il commentait les courtes pièces signées Ravel, Debussy, Granados et Villa-Lobos. |
JOURNAL DE SAONE ET LOIRE |
23 Octobre 2003 |
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A coté des succès de Ravel se trouvait sur le programme "Les oiseaux exotiques" de Messiaen. La partie de piano était interprétée par le jeune Wilhem Latchoumia ; sa précision entièrement dans la détente présage d'un très prometteur pianiste de la musique contemporaine. |
BERLINER ZEITUNG |
5 Août 2002 |
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"Les Oiseaux exotiques " de Messiaen : Wilhem Latchoumia s'engagea avec clarté et force tranquille dans ce tête à tête complexe et fit par là preuve d'une grande éloquence ; preuve s'il en est que le langage de la musique du XXè siècle appartient déjà fermement au répertoire du jeune Musicien. |
BERLINER ZEITUNG |
7 Août 2002 |
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Les ornithologues ne sont pas les seuls à tomber sous le charme " [Des] oiseaux exotiques " d'Olivier Messiaen pour piano et petit orchestre (1955-56). En effet, il y a dans cette peinture sonore pour solistes, des possibilités limitées de se distinguer de façon perceptible. Le piano expose dans de lointaines séquences la totalité des élément du chatoyant tissu de sonorités et ses interventions en soliste restent rare. Cependant on a rarement entendu les oiseaux de Messiaen gazouiller, crier et piailler avec autant de musicalité et de réalité sous les mains de Wilhem Latchoumia. Un plaisir de la nature au milieu de la salle de concert - dégagé d'un corps de sonorité jeune et travaillé. |
DER TAGESSPIEGEL |
5 Août 2002 |
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Par bonheur ce soir il n'y eu musicalement pas de faux pas. Au contraire, l'orchestre d'étudiant du CNSMD joua fabuleusement. Son chef, Peter Csaba, un excellent pédagogue, réussit à arracher à son équipe de musicien un tempérament chargé. Les jeunes français eurent un rapide succès, la jubilation fut sans fin. Ils surpassèrent de loin leurs homologues professionnels. Au cœur du concert il y eu " les oiseaux exotiques " pour piano et orchestre d'olivier Messiaen, cette machine à gazouiller pour Vents et percussion. Celle-ci s'enflamma de l'intérieur lors de la cadence solo, sous le touché fervent de Wilhem Latchoumia. Le morceau sonna un petit peu franchement provoquant, comme une sorte de Ravel dégénéré. |
BERLINER MORGENPOST |
| Orchestre Symphonique de la CUCM. Une prestation musicale remarquable et magique | |
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La perfection fut atteinte avec le soliste Wilhem Latchoumia ce jeune pianiste est un véritable virtuose qui a su transmettre au public la nostalgie, le lyrisme tourmenté de Rachmaninov lors de l'interprétation du 2e concerto pour piano et orchestre. Sa technique profonde n'avait d'égale que son extraordinaire dextérité et c'est un vertige qui saisissait le public devant tant de talent. Ce concert exceptionnel a été ovationné par le public qui n'en finissait pas de rappeler les musiciens et leur chef Michel Bécard pour prolonger encore la magie de ce concert. |
JOURNAL DE SAONE ET LOIRE |
29 Mars 2002 |